JOURNEE INTERNATIONALE DE LUTTE CONTRE LES DISCRIMINATIONS, LE 21 MARS
Quelques chiffres pour comprendre les discriminations et le racisme en France :
Discrimination raciale :
C’est un comportement qui consiste à traiter différemment, à maltraiter ou à exclure une personne ou un groupe de personnes en raison de leur origine réelle ou supposée, de leur appartenance ou non à une ethnie, une nation, de leur apparence physique ou bien encore de leur nom. Si elle est interdite en matière d’emploi, de logement, de santé ou encore d’éducation, elle persiste partout dans le monde sous des formes directes ou indirectes.
Les chiffres des actes racistes en France :
Le rapport publié, mardi 21 mars, par la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) relève une baisse de 38% de l’ensemble des violences et des menaces à caractère raciste en 2005 par rapport à 2004, baisse qui atteint même 48% pour les actes antisémites. Pourtant, ces chiffres positifs ne correspondent pas l’évolution des mentalités françaises bien plus alarmante. Un sondage CSA de novembre 2005 montre, en effet, qu’un tiers des Français n’hésite pas à se dire raciste. Ce paradoxe souligne que la société française fait face aujourd’hui à une perte de repères qu’il est grand temps de résorber.
La journée internationale pour l’élimination des discriminations raciales a été instituée en 1966. Il s’agissait, au début, de commémorer le 21 avril 1960, jour, où à Sharpeville, en Afrique du Sud, la police a ouvert le feu et tué 69 personnes lors d’une manifestation pacifique contre les lois relatives aux laissez-passer, imposées par l’apartheid. Aujourd’hui, les discriminations raciales n’ont pas disparu. Cette journée s’inscrit donc dans une volonté de lutte quotidienne et intense contre tout racisme, comportement qui mine l’idée même du vivre ensemble.
Reaction du Parti socialiste par F Lamdaoui, responsable national de ces questions là au PS :
A l’occasion de la journée internationale pour l’élimination des discriminations raciales, le 21 mars, Faouzi Lamdaoui, secrétaire national adjoint du PS à l’égalité des chances lie la montée du racisme en France, souligné dans le rapport de la CNCDH, à l’inégalité des chances qui persiste dans la société.
« Nous faisons face à des situations de précarité. De plus en plus de gens, et ce sont toujours les mêmes, accumulent les handicaps. L’inégalité des chances devient un mal profond dans notre société qui désespère nos concitoyens, au premier rang desquels on trouve les femmes d’une part, mais aussi les Français issus de l’immigration, qui sont, jusqu’à preuve du contraire, principales victimes du chômage, et de la stagnation professionnelle.
De plus, la question la plus récurrente dans notre société est bien celle des discriminations. Aucune catégorie sociale n’y échappe. La crise des banlieues en a été l’écho. Les problèmes dont souffrent notamment les banlieues, ont pour origine la crise économique, l’exclusion sociale, la différence culturelle. Leurs habitants doivent faire face à des pratiques discriminatoires à tous les niveaux, notamment en matière d’emploi et de logement. Aujourd’hui, on constate donc une certaine emprise de la xénophobie sur les mentalités. Mais, toutes les vagues de xénophobie se nourrissent des prises de position et de déclarations électoralistes issues, ici ou là, de certains hommes politiques qui alimentent, sans peut-être s’en rendre compte, ces comportements. Ainsi, ces problèmes de fonds sont toujours réglés dans l’urgence.
En matière de lutte contre les discriminations, le gouvernement a, bien entendu, parlé de discrimination positive, encore et encore. Il a mis en œuvre le CV anonyme. Mais, si cette mesure a fait légèrement avancer les choses, le gouvernement a choisi de mener une stratégie de l’évitement sur cette question pourtant cruciale.
La droite fait beaucoup de discours mais très peu de propositions. C’est un peu la montagne qui a accouché d’une souris ».
Propos recueillis par Fanny Costes
Info CEBF-Lorraine