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Cebf-lorraine

Jeudi 19 janvier 2006
Par Mustapha SAADI, Président de la Coordination des Berbères de France.

 

En tant que Président de la Coordination des Berbères de France, je suis heureux de vous présenter mes vœux les plus chaleureux à l’occasion de cette nouvelle année 2006 et de Yennayer 2956, qui marque un tournant majeur pour notre engagement à tous au service de notre culture et au bénéfice de notre société.
Après 3 ans d’actions et de mobilisations, je suis fier d’avoir pu accompagner sur tout le territoire français de très nombreuses associations qui ont voulu s’inscrire dans une vraie dynamique de valorisation et de reconnaissance du fait berbère, en tant que dimension légitime et pérenne de ce pays. J’ai ainsi pu constater la maturation de nombre de franco berbères, qui se sont engagés dans une action bénévole par la seule prise de conscience du rôle déterminant qu’ils ont dorénavant à assumer en toute liberté et fraternité pour eux, leurs enfants et l’ensemble de la société française.
Mais ce mouvement doit se renforcer ! Comme je l’ai toujours exprimé, l’histoire est le fait de ceux qui se battent dans une société démocratique. Il est temps que les franco berbères soient davantage lisibles dans la sphère publique et que leur action républicaine soit reconnue sans soupçon de communautarisme et de repli sur soi.
Oui, nous devons sans complexe aucun assumer à la fois une identité plurielle ou composite et œuvrer dans le cadre et pour une citoyenneté accomplie et renouvelée.
Ce sont les conditions préalables à un travail en partenariat avec les institutions, les municipalités et les élus, avec lesquels nous avons su créer de véritables liens de confiance et de respect.
Je vous encourage donc tous, à 18 mois d’échéances importantes pour notre pays, à vous inscrire sur les listes électorales pour accomplir votre devoir de citoyen, à prendre toute la mesure de notre action pour peser sur les futurs enjeux liés aux élections présidentielles et législatives, et faire élaborer des projets de société qui n’oublient ni ne renient personne.
Le devoir d’action s’impose à nous quand je constate que sur des débats d’intégration, de lutte contre les discriminations ou de lecture de l’histoire coloniale, nous ne sommes pas assez présents, abandonnant la place à des gens qui dénigrent nos enfants ou portent atteinte à nos anciens.
Se mobiliser pour soi, et agir avec les autres pour les vivants d’aujourd’hui, les vivants de demain et les vivants d’hier, c’est cela l’exercice d’une citoyenneté pleine et entière.
Ce n’est qu’ainsi, en existant et en agissant pacifiquement dans le respect du cadre légal et républicain, que nous ferons entendre notre voix et nos valeurs.
Ce n’est qu’ainsi que nous renforcerons la cohésion de notre société et que nous contribuerons, nous aussi, au mieux vivre ensemble et à la promotion d’une République forte et riche de sa diversité.
 
Par lekadir
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Lundi 23 janvier 2006
 
LA COORDINATION DES ETUDIANTS BERBERES DE FRANCE
CEBF-Lorraine
 
FETE
 
LE NOUVEL AN BERBERE 2956
 
LE JEUDI 2 FEVRIER 2006 à 19H30
 
MAISON DES ETUDIANTS
ILE DU SAULCY
 
 
- BUFFET FROID CONVIVIAL
- MUSIQUE BERBERE
- HISTORIQUE DU NOUVEL AN BERBERE
 
 
ENTREE LIBRE
SOYEZ NOMBREUX !
 
INFORMATIONS :
Tel : 06 15 81 40 90
Par lekadir
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Jeudi 26 janvier 2006
la Coordination des Etudiants Berbères  de  France
CEBF-Lorraine
 
Forum Régional de Lutte Contre Les Discriminations
 
Vendredi 17 Février 2006
De 14h00 à 18h30
Université Paul VERLAINE, IUT Amphi B, Ile du Saulcy, Metz
 
Dans le cadre de ses activités pour la citoyenneté et la promotion des valeurs de la république, aux côtés de la Coordination des Berbères de France, la CEBF-Lorraine vous invite à participer à un moment de débat, de réflexion et d’échange à l’occasion d’un forum de lutte contre les discriminations, une problématique devenue un enjeu de cohésion sociale et nationale !
Tous concernés ?
Programme :
 
Stands associatifs : CEBF-Lorraine (Information activités, associations Franco Berbères)
                            : Association Inter Service Migrant/Est (Informations Discriminations)
Exposition de 34 tableaux « Handicap et symboles berbères contre les discriminations »
 
14h00:              Présentation du Forum
 
14h30-16h30 : Table ronde 1 « Les discriminations, état des
                         lieux »
 
Yamina SELMANI : Directrice adjointe à la mission locale de Thionville.
Bruno JULLIARD : Président de l’UNEF, Syndicat étudiant.
Luc JOHAN : Vice Président de l’université de Metz.
Rodolphe MAKOSSO : Président de l’Association Inter Culture Promotion
Stéphanie SADOUNE : Membre de la Coordination des Franco Berbères de Lorraine
Houssain BENDAHMAN : Psychanalyste, Coordination des Berbères de France 
 
16h30-18h30 : Table ronde 2 « Actions et moyens de lutte contre les discriminations »
 
Jean Pierre MASSERET : Sénateur, Président du conseil régional de Lorraine
Nathalie GRIESBECK : Député européen UDF
Denis JACQUAT : Député, Maire adjoint à de la politique de la ville Metz UMP
Dominique GROS : Conseiller général de moselle, Conseiller municipal de la ville de Metz PS
Isabelle PELLE : Directrice du FASILD Lorraine
Mustapha SAADI : Président de la Coordination des Berbères de France
 
Renseignements :      06 15 81 40 90 cebf-lorraine@cbf.fr

 

Par lekadir
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Jeudi 16 février 2006
A l’initiative de la Coordination des Etudiants Franco-Berbères de Lorraine  

Un Forum Régional de Lutte Contre Les Discriminations est organisé le vendredi 17 Février 2006 à l’Université de Metz
 
Comprendre ce que sont les discriminations pour mieux les combattre tel est l’objectif de ce forum qui s’inscrit dans le travail de réflexion, de débats et de sensibilisation entamé depuis plusieurs mois par la Coordination des Berbères de France à travers le territoire national.

Trop longtemps, notre société a fermé les yeux sur un problème que d’autres pays européens avaient pris à bras le corps. On ne peut que regretter la tardivité de prise de conscience et de réaction des pouvoirs publics tant les enjeux sont importants. La construction d’une société où la pleine citoyenneté est assumée, au sens d’une complète adhésion à la République, n’est possible que si les principes qui la fondent ont une vraie consistance aux yeux de tous nos concitoyens. Or, les discriminations, qui constituent rappelons des infractions au sens pénal du terme, et qui par conséquent un trouble à l’ordre public, n’ont cessé de produire des catégories de citoyens , les éloignant les une des autres, fragmentant ainsi notre société.
Seule une réelle volonté politique, une mobilisation de tous, (chefs d’entreprise, pouvoirs publics et toutes les institutions...) pourront peut-être venir à bout de ce fléau et redonner espoir aux français qu’elles que soient leur origine, leur identité culturelle, ethnique ou nationale, leur religion ou leur couleur de peau.
 
 
« Tous concernés » est l’appel lancé par la CEBF-Lorraine. Comment ne pas y adhérer ?
 
Programme :
 
 
14h00 : Présentation du Forum
 
14h30-16h30 : Table ronde 1 « Les discriminations, état des lieux »
 
Yamina SELMANI : Directrice adjointe à la mission locale de Thionville.
 Bruno JULLIARD : Président de l’UNEF, Syndicat étudiant.
 Luc JOHAN : Vice Président de l’université de Metz.
 Rodolphe MAKOSSO : Président de l’Association Inter Culture Promotion
Stéphanie SADOUNE : Membre de la Coordination des Franco Berbères de Lorraine Houssain BENDAHMAN : Psychanalyste, Coordination des Berbères de France
 
 
16h30-18h30 : Table ronde 2 « Actions et moyens de lutte contre les discriminations »
 
Jean Pierre MASSERET : Sénateur, Président du conseil régional de Lorraine
Nathalie GRIESBECK : Député européen UDF
Denis JACQUAT : Député, Maire adjoint à de la politique de la ville Metz UMP
Dominique GROS : Conseiller général de Moselle, Conseiller municipal de la 
                                     ville de Metz PS
Isabelle PELLE : Directrice du FASILD Lorraine
Mustapha SAADI : Président de la Coordination des Berbères de France
 
 
 
Vendredi 17 Février 2006 De 14h00 à 18h30 Université Paul VERLAINE, IUT Amphi B, Ile du Saulcy, Metz
 
 
Stands associatifs :
 
- CEBF-Lorraine (Informations activités, associations Franco Berbères)
- Association Inter Service Migrant/Est (Informations Discriminations)
-Exposition de 34 tableaux « Handicap et symboles berbères contre les discriminations »
 
 
Renseignements :
 
06 15 81 40 90
cebf-lorraine.over-blog.com
Par CEBF-Lorraine info
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Mardi 21 février 2006
Discriminations institutionnelles et diversité culturelle :
 
A l'occasion du Forum de lutte contre les discriminations organisé par la CEBF-Lorraine
le 17 février 2006 à Metz

 

Pour me présenter, je vous dirai que je suis française et que je suis berbère. Je le revendique et je l’affirme, depuis toujours, dans mon parcours individuel, et depuis 3ans, dans un cadre associatif, au sein de la CFBBL, de la CBF Lorraine et de la CBF Nationale.
 
Cette affirmation résulte d’un constat évident et ancré, quant à la difficulté à se faire reconnaître dans sa différence, dans la diversité culturelle qui est celle de la France d’aujourd’hui, dans l’ineffectivité de l’égalité des droits reconnus à tous les citoyens de ce pays, et dans l’incapacité de mon pays à reconnaître les siens dans leurs identités composites, et tellement riches.
Parler de la discrimination en abordant la diversité culturelle impose d’interroger l’Histoire de France, notre Histoire et ses enjeux.
 
Les réalités, les difficultés du présent post-colonial de la France pose la question de l’altérité et de la diversité. Elles questionnent l’identité nationale et la difficulté à intégrer l’épisode colonial dans les représentations collectives.
 
S’agit-il d’un « blocage » républicain, ou bien d’une indifférence républicaine aux identités à vocation égalitariste, confortant en fait la discrimination faite aux individus s’écartant du modèle du « citoyen idéal » (blanc, français de « souche » ...) ? Et pourtant, cette prétendue neutralité rend finalement d’autant plus visible, par contraste, les identités minoritaires ; d’autant que de cette « invisibilité officielle » , il ne résulte aucune connaissance ou reconnaissance, mais plutôt de la frustration. C’est ce qui ressort de la majorité des enquêtes d’opinions réalisées auprès des français issus de l’immigration contemporaine.
De notre point de vue, la diversité culturelle affirmée, ne met pas en danger ni la République, ni la démocratie. Quand les français berbères affirment leur identité, ils ne dénigrent pas leur francité, bien au contraire ; il s’agit pour eux de porter cette identité française, de l’enrichir, de la défendre. C’est le cas aussi par exemple, quand l’association des juristes berbères de France mènent des actions de sensibilisation et d’information sur les droits et devoirs des citoyens, auprès des élèves, de leurs parents, des enseignants.
 
Notre propos est également de rappeler que toute demande de différenciation culturelle ne s’analyse pas en un repli « communautariste », auquel devrait répondre un repli républicain. Cette démarche ne s’apparenterait qu’à une stratégie d’évitement. Ce sont ces évitements, ces non-dits assourdissants qui aboutissent, entre autre, à cette relative inefficacité de la lutte contre les discriminations . De même, pourquoi opposer le « communautarime » à l’affirmation de la diversité culturelle ? Le système d’intégration ne vise-t-il qu’à homogénéiser, en discréditant les identités s’écartant de la norme commune ?
 
Les franco-berbères, dans leurs engagements et leurs actions, s’attachent à susciter les rencontres, les échanges et l’écoute .
 
Une réflexion profonde, assumée de la part des responsables institutionnels et des élus, doit être entreprise, quant à ces questionnements identiaires. Un refus persistant de s’interroger et de se positionner à cet égard confine à un discrédit, à une dé légitimation de principe de ces identités, pourtant présentes, et donc incontournables.
 
Pour en venir plus précisément à la réalité de la discrimination institutionnelle rencontrée par les associations frnco-berbères, il s’avère que, outre l’affirmation du risque « communautariste » auquel nous sommes régulièrement renvoyés, c’est essentiellement le reproche de nous écarter du modèle commun de l’ « étranger », de l’immigré, du « beur » , qui nous est fait. Nous ne cessons de rappeler à cet égard, qu’en notre qualité d’association citoyenne, laïque et responsable, nous n’avons pas par principe, à nous définir en référence à une religion, ou à un pays étranger. Nous sommes divers dans nos parcours, nous sommes individuellement libres dans nos engagements et nos croyances ; la liberté des individus est primordiale, nous nous reconnaissons et nous respectons dans nos différences, voire dans nos conflits.
 
En ne rendant pas compte explicitement, sans complaisance de ces réalités diverses qui composent notre pays, on risque de les rendre insignifiantes, et surtout, on prive d’une part de leur dignité les individus qui les portent.
 
S’entendre dire qu’une semaine culturelle n’a pas lieu d’être puisqu’il existe déjà un festival du film arabe, et que c’est déjà bien, c’est perturbant ; cela laisse entendre que nos interlocuteurs, techniciens, élus, nos élus, ne nous connaissent pas, soit, mais qu’ils ignorent également qui sont plus de 2 millions de leurs concitoyens. Se voir refuser un local associatif par des organismes HLM, nous expliquant tranquillement que la municipalité ne souhaite pas nous voir nous installer sur cette commune, sans plus de motivations, est illégitime, discriminant, humiliant.
 
Je m’interroge : la Société française ne prend-elle en compte ses citoyens que sur le mode abstrait ? De ce fait, elle tend à masquer la réalité de l’identité de ses citoyens ainsi que l’existence de son organisation communautaire ; alors même qu’elle prétend, par ce déni, protéger les individus ; et qu’elle oublie finalement les personnes au nom desquelles elle se bat, et qu’elle ne connaît pas.
 
L’Etat d’exception, fondé sur des règles spéciales, élaborées de façon à frapper ouvertement les diversités indésirables, existerait-il en France ? Je ne le crois pas. Cependant , il s’agit peut-être davantage de fonctionnements plus pernicieux, activés par la mobilisation des institutions et de la Société, face à un ennemi évanescent, cible confuse, qu’il serait impossible d’entendre, mais qu’il conviendrait de reléguer.
 
Je dirais que les valeurs de la République sont mises à l’épreuve de la diversité affirmée de la Nation française actuelle. Il conviendrait de tenir compte des perspectives qu’impose la présence de citoyens ayant un regard particulier quant à leurs parcours, leur histoire et leur passé.
 
On parle parfois de mettre davantage à l’honneur des personnes issues de l’immigration aynat « réussi » . Soit. Mais c’est insuffisant. Et pourtant, les personnalités franco-berbères mettant la France à l’honneur, sont nombreuses, Daniel PREVOT, Isabelle ADJANI, Zinedine ZIDANE... Nous considérons que les réussites individuelles doivent pouvoir en fait s’inscrire dans un destin collectif historique, qui leur donnerait du sens. En effet, il s’agit bien de croisement d’histoires, de racines « ailleurs » , d’un présent et d’un devenir en France. C’est cette continuité qu’il conviendrait de mettre en exergue. A défaut de cette mise en perspective, ces exemples de réussite ne s’apparenteraient qu’à des exceptions confirmant un principe général d’échec annoncé...
 
Les franco-berbères font de la lutte contre les discriminations une priorité ; ils participent de cette dynamique de mise en relief de la dimension collective de l’identité berbère en France.
Ils ne se posent pas en victimes de leur histoire, mais comme des héritiers du parcours commun qui unit les leurs à la France. Ils sont les dépositaires, les relais de valeurs communes, porteuses de plus de progrès et de dignité. Les berbères de France revendiquent leur identité propre, composite, mouvante, en s’extrayant activement des désignations négatives dont ils sont communément affublés.
 
Nous refusons de n’être que des duplicata de stéréotypes péjoratifs, selon lesquels, notamment, les enfants de l’immigration ne peuvent être qu’assistés, pauvres, incapables, voire indignes de responsabilités sociales, politiques , individuelles et collectives.
 
 
Par Stéphanie SADOUNE, membre de la Coordination des Berbères de France Lorraine
 
Par CEBF-Lorraine info
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