Publicité

Dimanche 16 avril 2006
Discrimination à la location au Cap-d'Agde
Poursuivi par SOS Racisme, l'office du tourisme a été lourdement condamné.
 
Par Amaria TLEMSANI, le samedi 15 avril 2006
 

«C'est la plus lourde condamnation pour discrimination que nous ayons jamais obtenue», s'est félicité vendredi Samuel Thomas, président de SOS Racisme. Le matin même, le tribunal correctionnel de Béziers a condamné l'office du tourisme du Cap-d'Agde (Hérault) et sa directrice, Viviane Praz, pour «complicité de discrimination» avec les agences immobilières de la région. Poursuivi par SOS Racisme pour discrimination à la location, «l'établissement public» a écopé de 20 000 euros d'amende et sa directrice de 15 jours de prison avec sursis. En outre, ils ont été condamnés à payer solidairement 1 500 euros de dommages et intérêts au titre du préjudice moral et 5 000 euros d'indemnités.

 

SOS Racisme avait déposé plainte le 5 août 2003 après avoir été informé par les saisonniers de l'office du tourisme des «discriminations opérées par des agents immobiliers et hôteliers du Cap-d'Agde à l'encontre des touristes d'origine extra-européenne». Des discriminations à la location que l'association avait constatées elle-même en organisant une journée de «testing». Le système était simple. Les agences immobilières déposaient auprès de l'office du tourisme des listes de locations saisonnières. Sur ces listes, que SOS Racisme a pu récupérer grâce à des salariés de l'office (celles établies en 2000 et 2003), il était précisé si les agences acceptaient ou non les vacanciers ayant «des noms à consonance M». «M» pour maghrébine.
 
Pour Samuel Thomas, cette condamnation «prouve que l'office du tourisme était organisateur de la discrimination et que Mme Praz en était l'exécutante». Une «victoire» d'autant «plus satisfaisante» pour l'organisation antiraciste que sa plainte initiale avait fait l'objet en 2003 d'un classement sans suite du procureur de la République «qui avait refusé de qualifier ces faits de délit de discrimination raciale». L'association avait donc elle-même cité directement l'office du tourisme et sa directrice devant le tribunal correctionnel. Fort de cette condamnation, SOS Racisme espère rapidement une réaction du ministre du Tourisme, Léon Bertrand, «afin de sensibiliser les communes par le biais d'une circulaire à ce type de discrimination à la location».
Libération
Par CEBF-Lorraine info - Publié dans : Lu dans la presse
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 16 avril 2006

SEGOLENE ROYALE, personnalité PS très en vue pour la presidentielle de 2007 était hier à Longwy en Lorraine, les Berbères de Lorraine étaient présent à cette rencontre citoyenne !

Quelques extraits des réponses aux questiosn posées par l'assistance et notamment à la question posée par Hacène Lekadir, Président de la CEBF-Lorraine

Le travail:

"Ma visite est l'occasion d'évoquer la question de la valeur du travail. C'est un message fort que j'ai à diffuser à partir d'ici: on ne peut pas vivre sans la sécurité d'un salaire. Le modèle de la précarité que la droite a proposé est un modèle de dégât social et d'inefficacité économique. La dignité, c'est dans le travail, dans le métier pour tous qu'on l'acquiert. Dans ce sentiment d'être tiré vers le bas qu'ont les Français, il y a cette notion de perte de métier. Il faut faire en sorte que partout, il existe un droit de chaque homme d'accéder à un métier. Il n'y a pas d'incompatibilité entre la sécurité au travail et l'évolution des métiers."

La diversité culturelle de la France (en réponse à une question de Hacène Lekadir, Président de la CEBF-Lorraine):

"C'est un enjeu politique important. La France ne s'accepte pas assez telle qu'elle est. Si elle veut tenir debout, elle doit tendre la main à toutes les diversités. La question qui s'est posée l'an dernier n'est pas réglée. On nous parle aujourd'hui d'un projet de loi sur l'immigration. Pourquoi relancer aujourd'hui un débat aussi conflictuel que celui-ci. Le ministre de l'Intérieur, qui est là depuis quatre ans, découvre aujourd'hui qu'il faut changer la loi: soit c'est un incompétent, soit c'est un manipulateur politique qui estime que cela peut être rentable pour la droite et l'extrême droite."

La relance européenne suite au non au référendum:

"Derrière ce non, il y a une revendication de protection, de sécurité et d'attachement à la question de l'autorité de l'Etat. L'Europe avancera en repartant de projets concrets. Il y en a un auquel je pense en particulier: la question de l'environnement et l'investissement massif dans la recherche et l'innovation.

La démocratie participative (en réponse à une question d'Aurélie Filipetti):

"La démocratie participative, c'est écouter pour agir juste. Si on veut mener une réforme importante, il faut partager le constat. Chaque citoyen est l'expert de ce qu'il vit et a la légitimité de prendre la parole sur les projets qui le concernent. Que les élus acceptent de partager. Je crois en l'intelligence collective des citoyens. Tous les quinze jours, sur mon site, je fais la synthèse des contributions des citoyens."

Par CEBF-Lorraine info - Publié dans : Cebf-lorraine
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 15 avril 2006
26 EME PRINTEMPS BERBERE A METZ, UN FORMIDABLE MOMENT DE VIE ET D’ECHANGE POUR LA CULTURE BERBERE A METZ
 
 
Le jeudi 13 février dernier, l’université de Metz a vu la Coordination des Etudiants Berbère de France CEBF-Lorraine accueillir plus de 70 personnes à l’occasion de la célébration du 26 ème  printemps berbère.
 
Conférence débat avec Gana Mammeri, suivi d’une dégustation du plat berbère national (couscous) et de la projection d’un film sur la crise identitaire « au delà de Gibraltar ».
 
Formidable soirée d’échange et de fraternité où des personne de tout horizon, étudiant, parents, professeur et élus locaux se sont retrouvés pour remontée l’histoire et la civilisation berbère revisité par un Gana Mammeri qui nous a fait voyagé avec émotion.
 
Gilbert Alin, conseiller municipal de Metz, médecin à Borny, quartier à forte population Berbère a notamment souligné l’ouverture de la communauté berbère messine avant d’ajouter « je veux savoir comment faut il faire pour devenir berbère ? »
 
La CEBF-Lorraine continue son engagement pour la promotion de la culture berbère, comme culture de France et comme élément important de la diversité.
 
A chaque occasion, nous sommes dans l’échange et les messins étudiant ou pas viennent en force pour découvrir notre association et la culture berbère, ça était le cas encore cette fois ci. Le rendez vous est pris pour l’année prochaine.
 
HL
 
Par CEBF-Lorraine info - Publié dans : Cebf-lorraine
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 15 avril 2006
Clôture des Reg’arts du cinéma berbère 2006 de Longwy


La manifestation Les reg’ arts du cinéma Berbère s’est terminée ce dimanche au centre social CAF de Longwy-haut Les diverses animations proposées depuis mercredi (cinéma, exposition d’artisanat berbère, conférence, danse...) ont réuni des publics de plus en plus nombreux et intéressés. Les réactions recueillies auprès de ceux-ci sont apparues extrêmement positives, puisqu’elles reflétaient le plaisir des uns à découvrir autant d’aspects d’une même culture, et la fierté des autres, nombreux berbères de la région, de voir leur culture mise à l’honneur. Tous étaient heureux de pouvoir échanger, expliquer, se raconter autour de tant de convivialité, dans le magnifique décor berbère installé par les membres du Centre Social et de la CFBBL
 .

Après ces quelques jours, forts en en fréquentation et en émotions, le spectacle présenté par Moussa LEBKIRI est apparu comme la synthèse de ces Reg’Arts Berbères 2006, tant la qualité artistique, la bonne humeur, la rencontre avec le public, venu très nombreux, et les échanges, étaient au rendez-vous.


En effet Moussa sait faire rire et pleurer dans ses contes comme dans ses livres. Saliha BACHIRI, sa comparse, a enchanté et transporté les quelque 250 personnes présentes, hommes, femmes, enfants, jeunes, moins jeunes..., lors de ses intermèdes dansants et virevoltants. Moussa a également une belle plume, qui au fil des mots, dans son ouvrage KIF KIF piment comme il respire, nous transporte de sa Kabylie natale aux vicissitudes d’un exil parfois amer et souvent nostalgique.

Ce qui a d’autant plus satisfait les organisateurs est que le public était d une diversité culturelle intéressante. Le décloisonnement culturel était à l’honneur et a démontré que les cultures de France intéressent tous les français !

Le président de l’association, Rachid MOUKAH s’est réjoui de ce que le public venu en grande majorité de Longwy et Mont Saint Martin, mais aussi de la Meuse et de Metz pour certains, ait insisté pour enregistrer leur adhésion à la CFBBL en vue de soutenir l’action de cette association dont la vocation culturelle associée à une affirmation citoyenne et républicaine a été rappelée. A cet égard, et dans le cadre de ses réflexions et de ses échanges autour d’ « un meilleur vivre ensemble » la CFBBL propose d’ores et déjà un forum sur le thème des discriminations au travail, qui se tiendra le 20 mai 2006.

Le travail partenarial de la CFBBL, son implication sur le terrain continue. Il s’agit ainsi de rappeler que la diversité culturelle affirmée, reconnue n’est pas conflictuelle ; qu’en revanche elle permet toutes les rencontres, favorise les échanges autour de valeurs communes, républicaines indéfectibles.

Il convient de souligner le soutien du centre social CAF, du Conseil Général de Meurthe et Moselle, de la ville de Longwy et du Crédit Mutuel (Réhon, Longwy, Lexy)

Cette mobilisation associative, de ce public, dont la mixité est tout à fait remarquable, laissent augurer de beaux jours à la culture Amazigh.

ASSA AZZEKA TAMAZIGHT TELLA TELLA
Aujourd’hui demain la Berberité vivra
 
Par CEBF-Lorraine info - Publié dans : Actualités Berbères
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 14 avril 2006
L’islamisme s’empare des villages reculés de Kabylie, le salafisme par les chemins qui montent !
jeudi 13 avril 2006
 
À circuler dans les rues d’Akbou, de Tizi ou de Bgayet, on se rend compte que les filles habillées à l’occidentale sont toujours aussi nombreuses que belles. Le hidjab strict côtoie le décolleté plongeant et le jeans moulant en bonne intelligence, mais les villes étant par définition cosmopolites, il faut emprunter les chemins qui montent vers les villages reculés de la Kabylie pour prendre la véritable température d’une région que l’on décrit volontairement imperméable à l’idéologie islamiste.
 
Les héritières de Fahdma N’Summer seraient-elles en passe de troquer la fouta pour la burqa ? Au vu des têtes voilées et des longues robes grisâtres traînant par terre et à l’allure où ces accoutrements prolifèrent, c’est simplement une question de temps. Incontestablement, le nombre des filles voilées a augmenté.
 
Saïd, professeur d’anglais au lycée d’un village situé sur les contreforts des Bibans, témoigne : “Il y a encore quelques années, on ne comptait pas un seul hidjab dans notre lycée et les premières filles qui ont adopté cette tenue étaient regardées comme des bêtes de cirque par leurs camarades. Aujourd’hui, elles sont cinq à six et jusqu’à dix par classe. Il y a effectivement un phénomène du hidjab aussi nouveau que fulgurant.” Phénomène de mode ou poussée d’acné religieuse, le fait est trop nouveau pour susciter encore un début de réponse. Sauf chez Mohand, vieux routier de tous les combats pour la démocratie et observateur averti de la société, qui nous propose une explication : “Les islamistes sont en train de revenir en force et ils retravaillent la société au corps en adaptant leurs méthodes aux techniques de ce siècle.” Parmi les “techniques sataniques” que les islamistes ont détournées à leur profit, Mohand cite l’informatique. Un CD intitulé Aâdhab el qabr est en train de faire des ravages dans tous les milieux scolaires, du primaire à l’universitaire. Son contenu, des séquences de films d’horreur gore ainsi que des images de cadavres mutilés et défigurés, est supposé montrer le châtiment divin réservé à ceux qui omettent de faire la prière ou qui ont le malheur d’aimer la musique, cette invention du diable pour détourner le musulman de ses devoirs religieux. Fadila, stagiaire dans un CFPA, en parle. “J’ai acheté le CD et j’ai commencé à le visionner avec ma mère, mais on s’est enfuies de la chambre au bout de quelques minutes. Insupportable ! J’en fais encore des cauchemars”, avoue-t-elle.
 
Il n’y a pas que les filles à montrer des signes ostentatoires d’adhésion à l’idéologie islamiste. La barbe et le qamis, uniforme officiel des fous de Dieu, se rencontrent même là où on les attend le moins. Dans les villages les plus hauts perchés, les plus reculés. De ceux qui ont échappé jusqu’à présent à la lame de fond intégriste qui a balayé le pays. Les premiers noyaux intégristes ont été formés par de jeunes Algérois qui ont fui la guérilla urbaine des années 1990 pour se réfugier dans leur village d’origine. Depuis, ils ont essaimé dans et autour des mosquées. Au point de constituer aujourd’hui dans certaines localités une communauté assez forte pour tenter de remodeler les mœurs selon leurs préceptes. De jeunes imams, fraîchement diplômés de l’université islamique, sont également nommés dans des coins reculés de la Kabylie. Se considérant encore à l’ère des “foutouhate el islamiya”, ils se donnent pour mission de ré-islamiser des populations qu’ils jugent impies dans leurs grosses majorités. Ils rentrent alors en conflit avec elles dès qu’ils se mettent à bousculer leurs rites et leurs croyances. Les exemples de ce forcing sont légion.
 
Dans un village de la commune de Boukhlifa, de jeunes barbus s’opposent à l’organisation de “louwziâa” ; un rite millénaire auquel tiennent particulièrement les anciens, sous prétexte qu’il s’agit d’une bidâa, une innovation illicite. À Thaqerboust, c’est le chant funèbre qui accompagne traditionnellement le mort à sa dernière demeure qui pose problème à un groupe de jeunes islamistes sous le même prétexte.
 
À Tazmalt, c’est un projet de brasserie qui fédère les troupes islamistes en vue de son blocage. L’enquête commodo et incommodo est transformée en sondage de moralité islamique, confie à un journaliste l’investisseur qui a dépensé près de 10 milliards de centimes pour se retrouver l’objet d’un conflit religieux sur fond de querelles tribales et de luttes de clans propres à la localité.
Un peu plus haut à Ath M’likèche, c’est un barbu “taillé comme une armoire à glace” qui aborde le responsable du comité de village qui s’occupe, entre autres, du mausolée du saint patron du village, Sidi El Mouffok. Il lui tient un langage tranchant : “Ce que vous faites est haram. Votre takorabt doit fermer. Organiser une tebyitha comme vous le faites est un grand péché. L’argent que vous ramassez doit être versé à la mosquée, dans une caisse spéciale. C’est à nous de s’en occuper.”
 
Inutile de vous dire comment les doléances de ce preux chevalier de l’intégrisme ont été reçues, il ne devait visiblement rien connaître des fiers M’likèche. Beaucoup de villageois manquent de tomber du haut de leur vieux frêne en apprenant que la construction des tombes serait un péché inexpiable, le port de bijoux pour un homme un crime impardonnable, et les photos dans un cadre un acte abominable, selon ses zélotes aussi barbus qu’obtus. On peut, bien sûr, multiplier les interdits et les anecdotes de cette sorte à l’envi mais on peut résumer en affirmant que partout, des islamistes, organisés en sectes ou en lobbies, s’attaquent à des rituels et à des traditions séculaires jugés blasphématoires. Les veillées funèbres, les enterrements, les fêtes de mariage, les fêtes de village, les visites aux saints tutélaires, l’organisation de la prière dans la mosquée, toutes les manifestations sociales, culturelles ou religieuses font l’objet d’attaques en règle en vue de les changer, de les faire disparaître complètement ou de les remodeler selon des critères religieux fraîchement importés d’Arabie Saoudite.
 
La coordination du mouvement des archs de Béjaïa a essayé de tirer la sonnette d’alarme : “C’est une pandémie salafiste !” lit-on dans une de leurs déclarations. Salafiste ? Le mot est repris au vol par Zahir, enseignant de tamazight dans un lycée de la vallée de la Soummam. “Le prof d’éducation islamique dans notre lycée se dit ouvertement salafiste. Il enseigne, vêtu à l’afghane, barbe et qamis de rigueur.
Il ne connaît qu’Ibn El Baz et, à chaque fin de cours, il est entouré par des élèves auxquels il distribue des livres et des CD”, nous raconte-t-il. En effet, beaucoup de professeurs venus de régions limitrophes ont transformé la tribune offerte par l’Éducation nationale en mihrab d’où ils prêchent pour un islam radical. Et ils ne prêchent pas toujours dans le désert.
 
Sur un plan plus général, de plus en plus de commerces ferment à l’heure de la prière du vendredi, et les mosquées voient un afflux juvénile jamais observé auparavant. Les islamistes, enhardis par ces signes précurseurs de la sahwa, n’hésitent plus à activer au grand jour. La matière première qui leur fournit le combustible est disponible en grandes quantités : chômage, insécurité, alcool, drogue, prostitution, crise identitaire, atomisation de la société civile, effacement des partis politiques kabyles traditionnels, disparition du MCB suivie par celle du mouvement citoyen, traumatismes liés à la mort de Matoub Lounès, aux émeutes du Printemps noir, exode massif des élites de la région vers la France, etc.
La liste des maux dont souffre la Kabylie est tellement longue qu’il serait illogique que l’islamisme, dans sa version la plus hard, c’est-à-dire le salafisme, n’y trouve pas sa place.
 
Djamel Alilat
Par CEBF-Lorraine info - Publié dans : Actualités Berbères
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Recommander

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus