Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
![]()
COORDINATION DES ETUDIANTS BERBERES DE FRANCE
Le malaise identitaire disséqué pour le Printemps berbère
L'association Amitié euro-berbère a tenu à commémorer le 26e anniversaire du Printemps berbère. C'est en avril 1986 qu'une répression s'est abattue sur la Kabylie et les berbères.
Le Printemps berbère a été un moment marquant dans la vie des Berbères d'algérie. C'est en effet en avril 1980 qu'un vent de liberté culturelle a été réprimé par la force par le pouvoir algérien, pro culture arabe. Depuis, les Berbères, commémorent ce mouvement qui a fait couler le sang.L'association Amitié euro-berbère de Moyeuvre-Grande a, elle aussi, commémoré ces événements. Mohamed Bellila, président, a accueilli l'assistance, une centaine de personnes en rappelant l'Histoire.
Il devait souligner : « En Algérie, on lutte encore pour la langue et la liberté, aujourd'hui encore. La culture berbère est, aujourd'hui encore, frappée de tabous... Le 20 avril est une date incrustée dans l'histoire de l'Algérie ».
Pour marquer cet événement, l'AEB a invité le Dr Hossain Bendahman, psychologue, maître de conférence à Strasbourg, pour expliquer " Le malaise identitaire ", des jeunes générations d'immigrés. Il a précisé : « Aujourd'hui, certains jeunes rencontrent des difficultés pour passer à l'âge adulte... ».
Pour lui, pour faciliter ce passage, « il est nécessaire de se fixer sur son passé. C'est ainsi se fixer sur son présent... L'identité culturelle se construit très tôt dans la famille et la culture d'origine ». Selon le Dr Hossain Bendahman, « une intégration est réussie si les origines ne sont pas niées. On circule dans la société comme on circule dans sa langue maternelle ». Le Dr Bendahman a évoqué par ailleurs le rôle d'exemple que doivent remplir les parents, notamment le père. « Pour les père, l'immigration est synonyme de rupture », a-t-il dit. Cette rupture peut entraîner chez certains parents des pertes de repères. « La dimension trans-générationnelle est rompue », a complété l'orateur. Et de mettre en parallèle une plongée sous-marine « On ne peut remonter sans marquer de paliers ».
Le malaise identitaire vient souvent du fait du passage d'une culture où le père pré-domine, et après immigration, ce sont les enfants.
Le Dr Bendahman s'est attaché à répondre aux questions du public. Questions très pertinentes malgré la difficulté du sujet. Le Dr Bendahman a invité les personnes présents « à vivre pleinement [leur] culture pour la dépasser ».
Certains avaient compris l'abandonner. Ce n'est pas le cas : « La dépasser (sans l'abandonner) pour aller vers d'autres cultures », a-t-il précisé. La soirée s'est poursuivie par de la danse et de la musique traditionnelle avec les danseuses de l'AEB et Djamel et Hocine, issus d'une association berbère.
Paru le : 2006-04-27 00:00:00 (Orne / Vallée
FOOTBALLEUR COMME IL Y EN A RAREMENT, ZIDANE YAZID DE SON VRAI PRENOM KABYLE VA RACCROCHER LES CRAMPONS APRES LA PROCHAINE COUPE DU MONDE EN ALLEMAGNE.
NOUS POUVONS ETRE FIER DE CET APPORT BERBERE QUI RESTERA DANS L' HISTOIRE COMME UNE DEMONSTRATION DE CE QUE LES BERBERES DE FRANCE ONT DONNE A CE PAYS. ET POURTANT, LES FRANCO BERBERES RESTENT PRIS POUR D' AUTRES ET IGNORES.
Zinedine Zidane a confirmé, mardi en début de soirée sur Canal+, qu'il mettrait un terme à sa carrière à l'issue de la Coupe du monde en Allemagne. Il n'ira donc pas au terme de son contrat avec le Real Madrid en 2007, ce qu'il confirmera mercredi lors d'une conférence de presse dans la capitale espagnole. Zidane l'a convoquée «pour annoncer qu'après le Mondial, j'arrêterai de jouer au foot», a-t-il déclaré sur la chaîne cryptée avec une émotion visible. «J'arrête définitivement, j'arrête tout».
«Ça peut paraître bizarre de l'annoncer maintenant, a-t-il poursuivi, à deux semaines de la fin du Championnat. Mais c'est une décision que j'ai mûrement réfléchie, et qu'il fallait que je prenne avant la Coupe du monde. Elle me trottait dans la tête depuis un petit moment. J'avais envie de me dégager de ça. Vis-à-vis du club, je ne pouvais pas terminer la Coupe du monde, prendre trois semaines de vacances, revenir et dire : "j'arrête, cherchez un nouveau joueur".» Le capitaine des Bleus a rencontré son président, Fernando Martin, mais n'a pas donné de détails sur les modalités de cette fin de carrière, puisque Zidane est encore lié une saison avec le Real.
Un soulagement avant la Coupe du monde
A 34 ans au mois de juin, Zidane a clairement exprimé que sa lassitude physique, et les mauvais résultats du Real, avaient été à l'origine de sa décision. Elle avait filtré dans plusieurs médias espagnols à différents moments de la saison mais Zidane l'avait mollement démentie. «C'est surtout mon corps, a expliqué le meneur du Real. Je me suis dis que je ne pouvais pas repartir un an. Cela fait deux ans que les résultats ne sont pas là (NDLR : trois, le Real et Zidane n'ayant plus rien gagné depuis 2003). Quand vous n'atteignez pas les objectifs, vous vous posez des questions. Je sais que je ne peux pas faire mieux que ce que j'ai fait jusqu'à présent. Je suis à un âge où c'est de plus en plus difficile. Je ne voulais pas refaire une année comme celles que je viens de faire.»
Zinédine Zidane jure qu'il ne changera pas d'avis, comme il l'avait fait il y a neuf mois au sujet de l'équipe de France. «C'est définitif. En équipe de France, le contexte était différent puisque je continuais de jouer en club. Je pourrai prendre une licence amateur, c'est mon problème. Mais au niveau professionnel, au haut niveau, j'arrête. J'ai l'impression de me soulager. Je voulais que tout le monde soit au courant avant la Coupe du monde. J'avais besoin de le dire pour me consacrer à la Coupe du monde. C'est mon dernier objectif et je ne veux penser qu'à ça. Je ne pouvais plus (faire face aux question), ce n'était plus possible.»
1989 - 2006 : il a tout gagné ou presque
Potentiellement, Zidane a encore treize matches à jouer cette saison : trois en Liga (il est suspendu pour la prochaine journée), et dix avec les Bleus, trois matches amicaux et sept en Coupe du monde. En juin ou juillet, ce sera la fin d'une carrière entamée en 1989 à Cannes et terminée en 2006 sous le maillot de l'équipe de France. Devenu professionnel en 1992 à Bordeaux, Zidane a remporté son premier titre en novembre 1996 avec la Juventus (Coupe intercontinentale). Il aura gagné tous les grands trophées du football international : une Coupe du monde (1998), un Euro (2000), un Ballon d'Or (1998) et une Ligue des champions (2002).
AFP
M. de Villiers est candidat déclaré à l'élection présidentielle de 2007, à laquelle M. Sarkozy devrait également être candidat. Souhaitant "faire de l'UMP un lieu de rassemblement et d'ouverture", toujours dans la perspective de 2007, Nicolas Sarkozy a également tenu à se tourner vers "la gauche populaire".
LE CPE, UNE "ERREUR" :
"Je veux aussi m'adresser à la gauche populaire, à tous ceux qui ont cru au Parti communiste. J'ai plus de respect pour les anciens ouvriers qui ont travaillé toute leur vie en usine que pour les mondains qui n'ont pas vu les crimes de Staline", a-t-il affirmé.
|
DOUBLE ANNIVERSAIRE DU PRINTEMPS BERBERE 1980 ET DU PRINTEMPS NOIR DE 2001, LES BERBERES DU MONDE ENTIER DANS LA SOUVENIR ET DANS LA LUTTE POUR LES DROITS DES AMAZIGNS
On est le 18 avril 2001. Une journée quelconque, presque anodine, dans une Kabylie quine vit, depuis quelques jours, que pour la 21e année de son Printemps berbère. Une Kabylie qui, sans qu’elle le sache, ni qu’elle le veuille vraiment, vient de prendre un autre rendez-vous avec l’histoire pour vivre (et commémorer par la suite) l’un des printemps les plus sanglants de son histoire.
On ne saura peut-être jamais ce qui s’est réellement passé dans les sous-sols de la brigade de gendarmerie de Béni Douala en cette maudite journée, pour que le jeune Moumouh y perde la vie. Cinq ans après les faits, les mystères qui ont entourés ce meurtre ne sont toujours pas élucidés et, aujourd’hui encore, personne ne sait vraiment s’il s’agit d’un acte délibéré, d’une manigance arrangée ou d’un simple concours de circonstances. Ce qui est sûr, par contre, c’est que le tragique destin qu’a connu le jeune Guermah Massinissa allait mettre Béni Douala, Tizi Ouzou et bientôt toute la Kabylie est à feu et en flammes. A peine la nouvelle de sa mort connue, les Ath Douala, offensés et scandalisés, entreprennent d’assiéger la caserne des gendarmes pour tenter de venger leur jeune innocent. Des escarmouches très intenses ont eu lieu dès la journée du 19 avril. Au soir du même jour, la situation devient inquiétante : Béni Douala s’enfonce définitivement dans la violence. Pire encore, l’agitation s’est rapidement propagée vers d’autres localités de la wilaya où les émeutes ont dangereusement gagné en intensité. Les populations d’Azazga, Fréha, Ifigha, Bouzeguène, Larbaâ Nath Irathen et bien d’autres se sont mises à reproduire, mécaniquement presque, le même procédé que celui initié par les Béni Doualis. Les brigades de gendarmerie sont, de ce fait, systématiquement prises d’assaut et attaquées à coup de pierres et de cocktails molotov. Le 22 avril au soir, les affrontements qui ont déjà atteint une quinzaine de communes, deviennent plus violents que jamais. On recense les premiers blessés sérieux. Les jeunes manifestants ne reculent plus devant rien. Devenus insensibles au gaz lacrymogène et totalement indifférents aux tirs de sommation, ils laissent exploser une telle fureur que certaines brigades, pourtant bâties en un solide béton, commencent à subir d’importants dégâts. L’embrasement est général !
Côté politique, c’est la totale banqueroute. Les incessants appels au calme lancés par les responsables politiques locaux demeurent lettre morte. Les jeunes manifestants ne se reconnaissent plus dans les discours des politiques. Ils s’entêtent à persévérer dans la violence. Cette même défaillance est également décelée aux plus hautes sphères du pouvoir. Les erreurs d’appréciation se suivent et se succèdent et les officiels (notamment le ministre de l’Intérieur), tombent dans de graves — mais surtout regrettables — inadvertances. Leurs attitudes provoquent un dangereux regain de violence. Cette fois, c’est irrémédiable, les politiques et les officiels s’affichent incapables d’endiguer la colère montante des jeunes émeutiers kabyles. Entre temps, le corps de la gendarmerie organise sa “riposte”. Celle-ci sera d’une brutalité inouïe puisque les Darkis n’ont pas hésité à tirer sur les manifestants : c’était un véritable carnage. Les premières victimes tombent le 27 avril 2001, le jour-même où la localité de Seddouk à Béjaïa enterrait sa première victime, tombée le 25 du même mois. Les 28 et 29 avril ont été des journées particulièrement sanglantes. Azazga, une ville où les émeutes se poursuivent à un rythme effréné depuis plus d’une semaine, est le théâtre d’une terrible boucherie : neuf jeunes manifestants y sont assassinés en une seule journée. La situation a définitivement dégénéré. La Kabylie est à feu et à sang. L’ascension des archs
La Kabylie sera livrée à la répression des gendarmes un mois durant. Vers la mi-mai, les appels au calme reçoivent, enfin, un écho favorable. La région connaît ses premiers moments de répit. Une structure, à la dénomination archaïque, commence à faire parler d’elle. En ces quelques jours de trêve, cette dernière entreprend de canaliser, même momentanément, la colère des émeutiers. Le Mouvement citoyen des archs vient de naître. Il sera officiellement baptisé le 18 mai 2001 lors d’une rencontre tenue à Illoula. Trois rencontres préliminaires étaient, néanmoins, nécessaires pour accorder les violents et discuter des dernières consignes organisationnelles. Elles ont eu lieu à l’université de Tizi Ouzou, Ath Djennad puis Béni Douala. Au sortir de la réunion d’Illoula (les réunions finiront par changer d’appellation pour devenir conclaves), les participants avaient accouché de la toute première plate-forme de revendications de l’histoire des archs. Mieux, un appel solennel est même lancé pour l’organisation d’une marche populaire à Tizi Ouzou-ville et ce, pour la date du 21 mai 2001. Le Mouvement citoyen des archs entamera, suite à cela, plusieurs campagnes de structuration, lesquelles seront peaufinées et améliorées à la veille de la marche historique du 14 juin 2001, dont le principe était entériné trois jours auparavant (le 11 juin) à El Kseur. Le code d’honneur et les principes directeurs des archs n’ont pas tardé à voir le jour. La plate-forme d’El Kseur sera explicitée à Larbaâ Nath Irathen en date du 31 octobre 2001. De la colère naquit l’espoir
Durant les cinq années qui ont suivi les douloureux événements de 2001, la Kabylie a connu (et a subi parfois) plusieurs événements qui y ont latéralement bousculé l’ordre établi avant ce fameux 18 avril 2001. Les archs se sont définitivement imposé sur l’échiquier politique local et tenaient, à une cadence infernale, de multitudes de conclaves à l’effet de gérer un contexte fort délicat. Il faut dire qu’à cette époque, la région, toujours endeuillée et meurtrie, a quasiment fini par tomber sur ses deux genoux sur le plan social et économique. L’inertie tous azimuts était le lot incontesté de tous les Kabyles. Les émeutes deviennent plus espacées et moins violentes. A l’appel des archs, la Kabylie a tourné le dos aux législatives de mai 2002 et aux municipales d’octobre de la même année. Les partis politiques, eux, ne font leur réapparition qu’à l’occasion des partielles de 2005 qui, il faut le rappeler, ont eu lieu suite à la condition préalable des archs, consistant à révoquer les “indus élus” avant l’entame de tout processus de dialogue. Entre temps, la Kabylie connaîtra trois consultations électorales et les délégués entament leurs premiers rounds de pourparlers avec les représentants de l’Etat algérien. La mise en œuvre de la plate-forme d’El Kseur peut enfin avoir lieu. Les résultats définitifs de ces 28 mois de dialogue seront rendus publics le 25 avril prochain. Aujourd’hui, cinq ans après le Printemps noir, la Kabylie semble comme vouloir aspirer à un lendemain meilleur. Une Kabylie qui, il faut le noter, ne regrette absolument rien de ses pulsions coléreuses envers ceux qui l’ont méprisée, puis endeuillée. Trop de larmes et trop de sang. La région voudrait bien réapprendre à vivre... sans amnésie envers les douleurs du passé. TAMAZIGHT VIE ET VIVERA !
|
| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||
Commentaires